Festival de la Création : La bonne âme du Se Tchouan

Cette année, les Terminales des sections S, L et ES ont la joie de vous présenter La bonne âme du Se Tchouan, une pièce écrite par Bertolt Brecht.
Elle fut proposée le jeudi 12 mai à 20h30 et le mardi 17 mai à 18h.
Vous n’avez pas pu la voir ? Voici donc une petite présentation de la pièce !

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Qui est l’auteur ?

Dramaturge et metteur en scène allemand, Bertolt Brecht est né à la fin du XIXe siècle. Dès son plus jeune âge, il commence à écrire poèmes et pièces de théâtre, avec un but qui le caractérise : pousser le spectateur à réfléchir. Dans les années 30, avec la montée du nazisme, il part au Danemark où il continue à écrire des œuvres engagées. C’est notamment pendant cette période qu’il écrit et présente La Bonne Ame du Se Tchouan. Il reviendra après la guerre s’installer à Berlin-Est.
 Fervent défenseur du communisme, il voyait à travers ses pièces un moyen d’instruire le peuple ; ses pièces en font une figure phare du théâtre épique.

Qu’est-ce que le théâtre épique ?

Le théâtre épique est un mouvement développé au début du XXe siècle.
En opposition avec le théâtre classique, ce mouvement a pour but de pousser le spectateur à la réflexion durant la pièce. Les thèmes abordés sont universels, et engagés.
Ainsi, toute la mise en scène a pour objectif de détacher le spectateur des personnages et de l’histoire, pour mieux susciter sa réflexion ; en effet, aucun artifice n’est utilisé dans la mise en scène. Un narrateur est aussi présent afin de mieux ramener le spectateur à la réalité de la scène. Les acteurs eux-mêmes ne sont plus là pour incarner le personnage mais pour « parler simplement » comme le demandait Bertolt Brecht.
Ces procédés atypiques permettent au spectateur d’avoir un rôle plus actif dans la pièce, en le poussant à développer son avis sur la thématique proposée.

Quelques mots sur la pièce

Cette pièce a été écrite en 1938. Elle a pour thématique la religion et le capitalisme.
Dans une province reculée de la Chine, trois dieux se présentent chez Shen Té, une jeune prostituée. Pour la remercier de les avoir hébergés, ils lui offrent de l’argent et lui permettent ainsi de s’acheter un commerce. Très vite enviée par son voisinage, elle sera tiraillée entre sa bonté d’âme et la nécessité de survie.

Quelques mots du metteur en scène

Nous avons aussitôt recherché dans le travail l’effet de distanciation voulu par Brecht. Et nous y avons pris beaucoup de plaisir ! D’abord dans la composition caricaturale des personnages qui apporte à son interprète plus un jeu qu’une « incarnation ». Et dans le dédoublement des rôles : les comédiens se les échangent entre eux. Ce qui les a poussés à observer ce que fait l’autre : sa façon de marcher, de se tenir, de parler. Dans les adresses au public, plus de quatrième mur. Le spectateur est pris à partie tout au long de l’histoire, il devient complice de la situation. Dans les chansons qui viennent souligner une atmosphère. Et, enfin, dans les décors : simples et faits de quelques planches, juste là pour suggérer un lieu. Cela a été très enrichissant pour la troupe !

Les 3 bonnes raisons d’aller voir cette pièce

1.    La curiosité de découvrir l’esprit Brechtien !
2.    L’humour qui s’en dégage, la fantaisie qui y naît
3.    L’envie d’écouter une belle histoire : la bonne âme ressemble à un conte dont le public doit lui-même choisir la fin…

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